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2 years ago

THE JAGUAR #02

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Dans ce numéro, la nouvelle E-PACE sera à l’honneur. Après que Romain Grosjean vous ait révélé sa passion pour les Jaguar, la Panasonic Jaguar Racing Team vous dévoilera les secrets de leur préparation. Enfin, vous découvrirez un tout nouveau sport : les courses de drônes et passerez une journée entière avec la XF Sportbrake.

La technologie joue un

La technologie joue un rôle crucial dans toutes les compétitions de drones. Certaines ligues imposent des limites aux ossatures et à la taille des batteries, alors que d’autres permettent aux pilotes d’optimiser leurs drones comme ils le veulent. Au final, ce sont les pilotes, leurs réflexes, leur coordination qui feront la différence entre le triomphe et l’échec. DANS UNE COURSE DE 400 MÈTRES EN MOYENNE, LA VITESSE PEUT DÉPASSER LES 200 KM/H. PHOTOGRAPHY: LKJDÄLKJDF KJLÄKJ ÖÄÖK ; DFÄÖLKJÄLKDJ ÖÄDFÖÄ (2) 34 THE JAGUAR

NOUVELLES TECHNOLOGIES PHOTOGRAPHIES : ANSGAR SOLLMANN, XBLADES MEDIA HOUSE En 2016, les meilleurs pilotes du monde se sont retrouvés à Dubaï pour la première course World Drone Prix. Plus de 150 équipes étaient en lice. C’est un élève de 15 ans, Luke Bannister, qui a remporté le premier prix d’un montant de 250 000 dollars. « J’avais une fantastique sensation de liberté, comme un oiseau contemplant le monde de sa hauteur », m’a raconté Luke après la course. « Tout semblait facile, j’étais le drone en personne. » Du fait de tels contes de fées, les compétitions de drones ont commencé à attirer les foules et de plus en plus de professionnels à temps plein. C’est ainsi qu’en septembre dernier, les Champs-Élysées ont accueilli 150 000 spectateurs ébahis à l’occasion du Paris Drone Festival. « Je n’ai aucun doute que ce sport va se développer », déclare Richard de Aragues, réalisateur en 2011 du documentaire TT3D et fondateur de l’équipe NEXBLADES, dont font partie Gary Kent et Ken Bannister. Richard De Aragues, qui se désole de voir que sa carrière de réalisateur de documentaires – pourtant amplement récompensés – s’estompe au profit de ce sport, est parvenu à réunir les meilleurs pilotes du monde dans son équipe. « Nous avons les 5 meilleurs pilotes classés dans notre écurie », affirme-t-il. « Nous avons gagné les compétitions françaises, espagnoles, hollandaises et irlandaises, et nos pilotes ont battu la plupart des meilleurs talents des équipes adverses. » Comme pour tout sport en devenir, de nombreux entrepreneurs luttent pour la première place afin de décrocher la compétition référente. La Drone Racing League (DRL), co-fondée par Nicholas Horbaczewski, un Américain qui s’était auparavant investi dans des courses d’endurance physique, a levé 20 millions de dollars au cours des derniers 18 mois. « Notre objectif est de faire de ce sport émergent un spectacle mondial », m’a-t-il déclaré. C’est bien parti pour le DRL, conforté par ses accords avec des poids lourds comme ESPN ou Sky Sports qui retransmettront ses événements 2017, organisés dans de nombreux lieux populaires autour du monde. « La notion de sport est en train de s’élargir », a affirmé Steve Smith, de Sky Sports, au cours d’une conférence de presse annonçant le partenariat, évacuant ainsi les critiques. La DRL a récemment signé un partenariat de sponsor avec l’assureur allemand Allianz, nom que l’on trouve d’ordinaire sur les bolides de la F1. Des ligues rivales telles que la Drone Champions League se battent pour leur visibilité en organisant des courses sur des sites célèbres. Bientôt, cette ligue alignera une compétition le long de la Grande Muraille de Chine, couverte en direct par CCTV, la plus grande chaîne de Chine. La DR1 américaine présente aussi un calendrier fourni d’événements prenant place dans les grandes villes européennes. La DR1 autorise les pilotes à customiser leurs engins, tout comme pour la F1, alors que la DRL oblige chaque concurrent à se plier à des spécifications précises. Les impétrants de ce nouveau marché travaillent sur l’afflux de budgets, mais aussi sur l’innovation technologique. « Cette année, nous passons de batteries de classe 4S à 5S puis à 6S », dit Richard De Aragues. « Ce qui implique une augmentation significative de puissance. » Cette puissance gagnée peut servir à augmenter les distances ou les vitesses des courses. Les diffuseurs d’images qui s’évertuent à suivre ces moustiques dans l’espace, encouragent les constructeurs à fabriquer des ossatures plus grandes. « Plus l’engin est massif et illuminé, plus physique il devient », remarque Richard. « Nous avons effectué des tests avec une ossature de 700 millimètres. Un drone de cette taille à pleins gaz est comparable à un Sikorsky. » Naturellement les budgets augmentent avec la puissance et l’échelle. Néanmoins, Richard reste persuadé que les courses de drones sont un sport démocratique. « On peut construire un quad avec peu de moyens », affirme-t-il. « Ce qui n’est pas le cas du karting ou de la compétition auto mobile. Ce sont les micro-courses qui seront populaires. Vous pouvez acheter un ensemble de 4 engins et faire la course dans votre maison. Les enfants peuvent s’entraîner avec une libellule et non pas avec un jet de combat. » Selon le champion du monde Luke Bannister, quelles que soient les spécifications de votre modèle, les exigences de pilotage sont exactement les mêmes. « Il vous faut une coordination parfaite entre les yeux et les mains, une bonne capacité de self control et une concentration aiguisée au cours des vols. » Les compétitions de drones n’offrent peut-être pas de plan de carrière pour de jeunes pilotes talentueux au même titre que dans le sport automobile, mais les perspectives de gains pour les meilleurs sont significatives. « Je connais deux pilotes à temps plein aux États-Unis, mais il est difficile de s’embarquer à ce stade précoce », dit Gary Kent. « J’ai une famille dont un jeune garçon, et franchir le pas est une décision délicate. Pour certains qui viennent de finir leurs études, peut-être. Mais pour moi, c’est un trop gros risque actuellement. C’est pourtant mon but. Faire ce qu’on aime pour gagner sa vie, c’est ça, le rêve. On n’a pas l’impression de travailler. » Richard De Aragues (à gauche) est parvenu à compléter sa carrière de réalisateur de documentaires en devenant le fondateur de l’équipe NEXBLADES. THE JAGUAR 35

 

JAGUAR

JAGUAR MAGAZINE #07

 

JAGUAR MAGAZINE rend hommage à la créativité sous toutes ses formes, avec des contenus exclusifs en matière de design et de technologie qui stimulent les sens

Le dernier numéro met en vedette des personnes inspirantes, comme Luke Jennings, le créateur de Villanelle, l’un des personnages de télévision les plus intéressants des dernières années. Ou encore Marcus Du Sautoy, qui expose sa vision de l’intelligence artificielle. Nous visitons ensuite les États-Unis à bord de la Jaguar I-PACE et découvrons Portland et sa tradition culinaire. Nous prenons également la route avec un photographe pour explorer Arles dans le sud de la France, avec une Jaguar XE, et bien plus encore.

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JAGUAR MAGAZINE #07
THE JAGUAR #06
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THE JAGUAR #02
THE JAGUAR #01

The Art of Performance : L’Art de La Performance

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Les chiffres donnés ci-dessus proviennent de tests effectués par les fabricants officiels et répondent aux exigences de la législation européenne.
La consommation d'un véhicule fonctionnant normalement peut différer des chiffres présentés ci-dessus. Ces derniers ne sont présentés qu'à titre comparatif.